Le harcèlement au travail, les violences conjugales, le harcèlement à l’école, le harcèlement dans les lieux publics,  font courir un risque psychique et physique grave aux femmes, quelque soit leur âge. La violence physique, verbale, psychologique ou sexuelle n’est jamais sans conséquences.

Il est a noter, que la violence sévit dans tous les foyers, au travail ou à l’école quelque soit le  milieu social ou culturel, urbain ou rural.

LES VIOLENCES CONJUGALES

Les chiffres concernant la violence aux femmes, sont terrifiants. En France, l’année dernière, 103 femmes ont été tuées par leur mari ou leur compagnon. 

Face à la violence conjugale, les femmes réagissent différemment :

  • Sont dans le déni de leur situation. Souvent dans l’emprise de leur conjoint, elles sont prises dans des sentiments mêlés (tels que l’amour, la haine, la peur, l’espoir). De peur d’une rupture avec l’homme dont elles se sentent dépendantes, elles s’illusionnent en pensant que les crises de violences ne se renouvelleront plus et restent dans le fantasme d’une relation amoureuse idéale. La relation d’emprise dans laquelle elles sont enfermées, leur a fait perdre confiance en elles. Elles ont été choisies par leur compagnon, car ce sont des femmes vulnérables que l’on peut faire souffrir et dominer. Du fait de leur faille narcissique, elles s’imagines que vivre sans leur compagnon leur semble impossible, elles ne se sentent pas capables coupée de lui.
  • Ayant vécu dans un foyer ou la mère était frappée son mari, elles acceptent la violence comme un modèle normal. Il leur faudra beaucoup de temps et un travail psychothérapique pour y arriver.
  • Elles se croient responsables des violences qu’elles subissent. 
  • La peur d’une nouvelle crise les empêche d’en parler autour d’elle. De plus, en cas de  relation d’emprise, leur compagnon a réussi à les couper de leur environnement amical et familial, afin d’avoir plus de pouvoir sur elle.
  • Elles ont honte d’en parler.
  • Elles tentent de se protéger ou de protéger leurs enfants en portant plainte auprès de la police. 
  • Elles s’enfoncent dans la dépression ou dans un stress permanent entrainant des maladies physiques, mentales. Les blessures physiques peuvent être graves ou handicapantes.
  • Se sentant prise dans le piège de l’emprise, elles mettent fin à leurs jours.

LE SUICIDE DES FEMMES MALTRAITEES

Le suicide des femmes maltraitées est parfois précédé de tentatives échouées. Ces gestes doivent être considérés comme des « appels au secours », un espoir inconscient d’être entendue et de trouver de l’aide.

Les femmes qui se suicident sont souvent décrites comme des personnes défaillantes narcissiquement, introvertie, à problèmes psychologiques ou psychiatriques, en besoin de reconnaissance ou en dépendance affective, en besoin de considération. Alors qu’elles avaient besoin d’être rassurées sur le fait qu’elle comptaient pour quelqu’un, elles n’ont reçu en échange que violences et blessures. Leur souffrance a pu commencer dans leur petite enfance (abandon, deuils, abus). Toutes ces descriptions sont vraies mais ce ne sont pas les causes de leur suicide. 

Le suicide des femmes maltraitées est la conséquence de leur histoire de vie et des violences subies.

Face à la violence conjugale, les femmes sont désespérées, seules et ne pensent qu’à échapper à leur douleur en se donnant la mort. C’est pour elles, le dernier recours possible.


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