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La disparition du Boeing 777 et la détresse des familles.

Les familles des passagers du Boeing 777 de la compagnie Malaysia Airlines vivent depuis plus d’une semaine, un traumatisme dû à la disparition de l’avion et à l’incertitude de ce qui est arrivé à leurs proches.

Sont-ils vraiment morts ? Que sont-ils devenus ? Ont-ils souffert ? Ce sont les questions que se posent les familles sous le choc. Du fait qu’aucune trace de l’avion, ni de corps n’a été découverte, que l’insoutenable doute reste présent, que les hypothèses émergent et s’annulent, le sentiment d’une perte définitive de leurs proches est brouillé et il leur est impossible d’entamer le processus de deuil.

En général, la première phase d’un deuil commence à l’annonce de la disparition de la personne proche. C’est le choc, le constat, la sidération avant même la montée de l’émotion. Vient ensuite le déni « non, ce n’est pas possible ». Dans un premier temps, elle refuse de croire à l’information, puis avec le temps arrive la colère, la tristesse, la résignation et l’acceptation avant que la phase de reconstruction soit possible.

Dans la situation présente, le déni des familles est d’autant plus fort qu’aucune information ne peut affirmer la réalité de la destruction de l’avion. Ces personnes sont traumatisées, sous un état de choc, dansun profond sentiment de peur et d’impuissance. Ne rien pouvoir contrôler, fait voler en éclats leur sentiment de vivre, l’incertitude de la situation s’ajoute à l’angoisse et leur fait perdre pieds. Certains d’entre eux perdent le contrôle d’eux même et laissent leur colère éclater, d’autres sont abattus, mutiques.

Il est essentiel pour ces familles d’être soutenues et informées sur la situation par des cellules d’urgence médico-psychologiques. Obtenir des explications claires de personnes qualifiées est l’aide à leur apporter pour leur permettre de réaliser le cours de la situation et de se sentir reconnus dans leur souffrance. 


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