Adolescence

L’adolescent a des limites très floues. L’évolution de la société fait qu’aujourd’hui les mères travaillent à l’extérieur, le père est parfois démissionnaire dans son autorité et le jeune a des repères plus instables. Il est difficile pour les parents de savoir comment se positionner face à ces jeunes en mutation, qu’ils sentent mal dans leur peau et qui les renvoie à un malaise qu’ils ont eux-mêmes connu à ce stade de leur vie : ils peuvent avoir tendance à se réparer au travers d’eux en projetant leurs propres désirs et en étant déçu si leur jeunes ne vont pas dans le sens de leurs idéaux.

Les parents sont souvent et à juste titre, très inquiets du devenir de leurs enfants et de ce qu’ils entendent de la drogue, du SIDA, de la délinquance, de la violence… Où se situer entre le « laisser-faire » et l’autoritarisme ? Le plus difficile est d’installer une vraie communication où chacun se sent libre de dire ce qui le préoccupe et ce qu’il ressent, en évitant d’être dans un rapport de force qui humilierait l’adolescent et risquerait de le mener à la régression " petit enfant-parent". 

S’il sent qu’il est respecté, entendu, il aura confiance dans l’adulte et trouvera en lui, un repère sécurisant.

Les adolescents ont tendance a chercher leur autonomie au travers d’expériences. Ils passent par des périodes d’essais, sans toutefois en maîtriser les limites (cigarettes, cannabis, drogues dures, alcool, psychotropes…). Dans le domaine de la sexualité, l’on observe soit des expériences multiples, soit au contraire des replis sur soi. Dans les passages à l’acte tels que les fugues, les vols, les ruptures scolaires, l’on décrypte beaucoup d’angoisse et aussi une recherche de l’attention de l’adulte.

L’addiction se veut être un comportement d’autonomie, alors qu’en fait elle créait un lien de dépendance - physique ou psychologique- à l’objet ou au comportement . Ce peut-être également un moyen de communication avec la famille: l’addiction remplace des mots, des sensations qui demande à être décryptés. C’est une façon de demander de l’aide à leur entourage.

Certains jeunes cherchent à remplir un vide intérieur, qui fait penser à un vide dépressif : manque de confiance en soi, impression d’être mal-aimé ou de ne pouvoir aimer lui-même, repli sur-soi, solitude, manque de désirs…

Parfois, ils se sentent en danger et arrivent à faire suffisamment confiance aux parents ou à des adultes de leur entourage, pour leur demander une aide. C’est alors, à ces adultes d’informer leurs jeunes et de les mettre en garde contre les risques qu’ils encourent. Ces derniers seront rassurés que les parents marquent les limites qu’ils n’arrivent pas à mettre eux-mêmes. Ils ont également besoin d’être encouragés et renforcés dans leurs valeurs et valorisés. Une rencontre avec un psychothérapeute peut, dans certains cas, être envisagée, afin que l’adolescent puissent se renforcer et se sentir prêt en s’assumer.

La crise adolescente est liée à la recherche de sentiments nouveaux de continuité, qui doit désormais inclure la maturité sexuelle.

L’identité finale ne peut s’installer qu’après que les jeunes se soient confrontés à ces crises de développement des premières années de l’adolescence.

Ensuite, dans la vie adulte, ce n’est plus la famille, mais la société qui donne les limites et les exigences.

Les différences sont surtout corporelles : les filles se transforment physiquement plus précocement que les garçons du même âge qui semblent également moins matures affectivement.

Cependant, il est difficile de répondre à la question quand tout se passe bien. Par contre quand l’adolescence se transpose dans des conduites pathologiques, l’on constate des différences :

les filles souffrent d’avantage de troubles du comportement alimentaire : boulimie, anorexie, hyperphagie… alors que les garçons se tournent plus vers l’alcool qui leur donne la sensation d’être plus viriles et les désinhibe dans leur rapport aux autres.

Les filles sont d’avantage dans des préoccupations corporelles et ont tendance à s’identifier aux artistes ou aux mannequins qu’elles voient dans les magazines. D’où le début des anorexies primaires.

Quant aux passages à l’acte, les filles commettent parfois des petits vols dans les grands magasins contrairement aux vols plus organisés effectués par les garçons.

Quant à la violence retournée contre soi : il y a deux fois plus de filles que de garçons qui tentent désespérément de rétablir un contact avec l’entourage par des tentatives de suicide.


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