Les derniers propos du pape concernant le besoin de recourir à un psychiatre, pour traiter les enfants qui montreraient des tendances à l’homosexualité, repose le problème de la définition et des fondements de l’homosexualité.

Jusqu’à la fin du 2Oe siècle, l’homosexualité était considérée en France, comme une maladie mentale ou une perversion. Interdite par la loi, elle n’a été dépénalisée qu’en 1982 et en 1992, l’Organisation Mondiale de la Santé prend la position de ne plus considérer l’homosexualité comme une maladie mentale.

Aujourd’hui, les homosexuels sont en train de se faire reconnaître, d’être acceptés et intégrés dans la majorité des pays.

PSYCHANALYSE ET HOMOSEXUALITE

Freud a lutté pour obtenir que les homosexuels soient dégagés des notions morales pour être considéré comme un choix sexuel et non une maladie. Selon lui, il existe en chacun une bisexualité psychique. Ceci ne l’empêchait pas de penser l’homosexualité comme un choix dramatique car elle mettait au banc de la société, les personnes concernées.

Selon lui, le fait, pour un homme, d’être élevé par des femmes  favorise l’homosexualité. Quant aux femmes lesbiennes, elles ont pour origine une fixation infantile à leur mère et une déception à l’égard de leur père.

En homme moderne, Freud, condamne les discriminations qui touchent les homosexuels de son époque. Ces positions sont progressistes par rapport aux psychiatres du 19e qui les considèrent comme des malades mentaux.

Pour Freud, la psychanalyse ne doit pas avoir pour but de « guérir » de l’homosexualité car elle n’est pas une maladie.

Quand à Lacan, il parle de perversion « une père version »à propos de l’homosexualité mais refuse toute attitude discriminatoire. Ce concept de perversion sera pour lui, une structure psychique è part entière, de même que la psychose et la névrose. Aujourd’hui, les psychanalystes lacaniens n’assimilent plus perversion et homosexualité.

Michel Foucault en France, dans les années 70, présente des travaux qui firent évoluer les esprits afin que l’homosexualité ne soit plus considérée comme une maladie mais comme une pratique sexuelle à part entière.

PLACE DE L’HOMOSEXUALITE AUJOURD’HUI.

Aujourd’hui, dans le monde médical (médecins, psychologues, scientifiques) ne considèrent plus l’homosexualité comme une maladie et n’essaient pas de modifier l’orientation sexuelle de leurs patients. Lorsqu’un homosexuel consulte un psychothérapeute pour une souffrance par rapport au rejet de sa famille, une difficulté à s’accepter, des troubles relationnels ou autres, il est entendu comme tout autre patient. Le travail psychothérapeutique porte sur son ressenti, ses symptômes et répond à sa demande.

Pour répondre aux propos, entendus ces derniers jours, face à un enfant évoluant vers l’homosexualité, un psychothérapeute ou un psychiatre ne tentera pas de le faire évoluer vers un autre choix sexuel que le sien et  reconnaitra l’homosexualité comme une sexualité ordinaire et non comme une maladie mentale.


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