Tous les parents savent que malgré leurs comportements, qu’ils jugent équitables, la jalousie existe toujours entre leurs enfants.

Quelque soit la place de l’enfant dans la famille, ils peuvent se sentir moins aimés, moins intéressants, moins beaux, moins intelligents, plus délaissés, moins gâtés… 

COMMENT SE MANIFESTE LA JALOUSIE ENTRE FRERES ET SŒURS ?

ce sentiment peut commencer chez l’ainé, au moment de l’arrivée d’un autre enfant. Il est des plus normal, que l’ainé ait la crainte d’être en rivalité dans l’affection des parents avec le nouvel arrivant. Inutile de dire que tout sera comme avant, ce n’est pas la réalité ! Vous pouvez  expliquer qu’un nouveau-né à besoin de l’attention particulière de la maman pendant un certain temps (comme il en a bénéficié également, au même âge), mais qu’en tant qu’ainé, il pourra avoir un rôle très important de grand-frère ou de grande sœur. Il pourra aider à la préparation des biberons, au change, à la toilette. Il pourra raconter des histoires, lui apprendre les chansonnettes qu’il connaît.

 

Il est important de reconnaître à un enfant, son droit à la jalousie envers le bébé et de prendre le temps de l’écouter sans le culpabiliser. Je me souviens du cas de Maryline qui a dit à sa maman qu’elle ne voulait pas de l’enfant annoncé. Les parents ont su lui expliquer que c’était un sentiment naturel de vouloir maintenir l’équilibre trouvé par l’ainé entre son père et sa mère mais qu’elle aurait toujours la même place dans leurs coeurs.

Hélas, une semaine après cet échange, la maman a fait une   fausse couche. L’enfant pense avoir « une  pensée magique », c’est à dire qu’il suppose que ce qu’il pense peut avoir une action sur la réalité.

Sous l’effet de la « pensée magique », Maryline a interprété la fausse couche comme étant la cause de son désir de mort, par la force de la pensée alors que rien ne pouvait expliquer le lien de cause à effet.

Les parents, très touchés eux-mêmes par le deuil de cet enfant attendu, ont su expliquer à leur fille que le fait d’avoir pensé et même souhaité la mort du bébé n’a rien à voir avec la réalité de la fausse couche. Ils ont fait au mieux de ce qu’ils pouvaient faire dans cette situation, mais toujours est-il que plus de vingt ans après, Maryline est venue me consulter : elle a développé une anxiété perturbante et des crises de panique car elle s’est construite autour de la culpabilité. Je pense que si les parents n’avaient pas trouvé les bons mots pour tenter de la déculpabiliser à l’époque, les conséquences auraient été bien pires.

Au fil de ses séances de psychothérapie, elle a pu comprendre et élaborer psychiquement que l’on peut ne pas souhaiter avoir une sœur ou un frère de peur qu’ils ne volent leur place et que bien sûr, elle n’était pour rien dans ce décès.

Depuis, elle n’a plus à avoir peur pour elle-même ni pour sa famille et a commencé à entretenir avec un plus jeune frère des relations de sœur, ce qu’elle n’osait pas développer au préalable, car elle se croyait nocive pour lui.

 

Lorsque, comme presque toujours, tout se passe bien et qu’une fois le nouveau-né arrivé, la jalousie éprouvée par la fratrie, est un sentiment des plus normaux qui peut même aider l’enfant à se construire et à grandir. Mais, il est important, pour cela,  que les parents l’admettent et ne la critiquent pas afin d’éviter des troubles développement chez les ainés. Les risques seraient des troubles du sommeil, des troubles alimentaires ou des difficultés caractérielles (crises, hurlements, échec scolaire, maque de confiance en soi…).

 

Il est évident également, qu’il ne faut jamais comparer ses enfants   entre eux, ni avec les voisins ou les cousins. Chacun doit être valorisé dans ses qualités qui ne sont pas forcément les mêmes que ses frères ou ses sœurs. L’un peut être meilleur en classe ou en musique alors que l’autre est plus doué en dessin, en sport ou en chant. L’un peut être reconnu plus beau, l’autre plus intelligent ou plus scolaire. Chaque matière a une valeur qui n’est pas comparable avec celle des autres. Un enfant ne doit pas être inscrit dans un rôle mais considéré dans sa globalité et sa singularité à la fois.

 

Beaucoup d’éléments supplémentaires sont à apporter à cet article qui fera certainement l’objet d’une suite…

N’hésitez jamais à poser des questions auxquelles je me ferai un plaisir de répondre.


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