Tous les jours, partout dans le monde, de nombreuses femmes sont victimes de violences de la part de leurs compagnons. Je pense notamment à Marie Trintignant, à toutes celles qui ont subit des coups et en sont mortes.

Sensible à ce problème, le réalisateur Yves Rénier reprend l’affaire de Jacqueline Sauvage, emprisonnée en 2014 pour avoir tué son mari qui la frappait et incestait ses filles depuis de nombreuses années. Elle a dû tuer pour survivre. La comédienne, Muriel Robin, fait actuellement une campagne pour sortir de l’isolement ces femmes qui cachent leur souffrance, (par honte ou par peur), pour briser les tabous qui entourent ces violences et libérer la colère.

Sous le terme de violence faite aux femmes, j’entends, les atteintes physiques, psychologiques, sexuelles et verbales qui peuvent être exercées sous l’emprise d’une colère ou sur de plus longues périodes.

POURQUOI CES FEMMES RESTENT ELLES AVEC LEURS COMPAGNONS?

Pourquoi ne quittez vous  pas votre compagnon ? Cette question récurrente marque l’incompréhension de l’environnement face à ce qui semble être une faiblesse chez ces femmes battues. A l’incompréhension, se mêle même de la colère ou des moqueries.

Quelques raisons sont souvent avancées :

  • La peur des représailles
  • Les femmes qui ont vu leur père battre leur mère durant toute leur enfance, ont l’impression d’une normalité dans cette situation.
  • Elles ont de la peine pour leur compagnon, qui après la colère passent aux pleurs. Ces états se voient surtout chez les hommes sous l’emprise de l’alcool : leur humeur fluctue très vite. De plus, il suffit que ces derniers aient eu un vécu douloureux, pour qu’elles les excusent et les protègent.
  • Elles se croient assez fortes pour supporter les agressions
  • Les difficultés financières qui ne leur laisse pas le choix de trouver un autre lieu d’habitation. Ces femmes ne connaissent pas toujours tous leurs droits ni la marche à suivre pour être protégée. La loi interdit tout forme de violence dans le couple et met en place des structures d’aides aux victimes. Une plainte peut être également déposée auprès des médecins, la police,  les aides juridiques, les assistantes sociales…
  • Elles sont peu aidées par leur entourage. Ces scènes se passent en huit clos et par honte ou par peur, elles ne le révèlent pas leur souffrance.
  • « Pour les enfants ». Elles pensent que maintenir leur foyer protège les enfants, sans réaliser le ressenti de ces derniers lorsque leur père bat leur mère.

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