« C’est seulement dans l’effacement de soi, que l’on peut, par empathie, percevoir la réalité de l’autre »  Jean-Pierre Otte

QU’EST-CE QUE L’EMPATHIE ?

L’empathie, au contraire de l’égoïsme est la capacité de se mettre à la place des autres, de les comprendre et de pouvoir partager leurs émotions et leurs sentiments.

C’est bien sûr une capacité développée par les psychothérapeutes à l’écoute et dans la compréhension des problématiques de leurs patients. Ils les comprennent profondément, au delà de leur conscient.

Dans un sens plus général, l’empathie est un concept qui est très à la mode en lien avec l’humanisme. Aujourd’hui, on apprend aux enseignants à être à l’écoute de leurs élèves et aux soignants de prendre le temps de s’interroger sur le bien-être de leurs malades et d’être dans la compassion. C’est un grand pas vers des relations compréhensives et plus émotionnelles. 

QUELLES DIFFERENCES ENTRE EMPATHIE ET ALTRUISME ?

Certains ont vocation à s’intéresser et se dévouer pour faire le bien. Ils ont un sentiment d’altruisme instinctif, sans attente de reconnaissance. Ils sont dans une constante disponibilité et consacrent leur vie aux autres. Ce peut-être par exemple, une personne qui sauve un inconnu au risque de sa propre vie. C’est une générosité inintéressée.

Quel lien entre empathie et altruisme ?

L’empathie est un terme plus fréquemment utilisé dans le domaine psychologique. De l’empathie, l’on peut passer à l’altruisme car l’on ressent de la compassion et la sensibilité de l’autre ou au contraire se sentir trop envahi et se détourner des souffrances des autres.

QUELLES SONT LES LIMITES DE L’EMPATHIE ?

  • Cependant, vouloir trop faire et trop bien faire pour les autres peut-être nuisible pour soi-même. Ainsi les personnes qui se sentent chargées de prendre en charge un proche ou un voisin, voient leur liberté et leurs forces diminuer progressivement. Plus elles donnent et plus elles sont sollicitées.
    Sur le plan moral, elles sont soulagées des soins qu’elles apportent mais elles peuvent finir par inconsciemment, en vouloir à la personne en demande.
  • Parfois, elles sentent qu’elles en font trop, mais ne savent pas dire non ou ont peur de la solitude.
    L’empathie est nécessaire dans notre société mais chacun doit savoir la doser en fonction de ses capacités et des ses possibilités.
  • Se mettre à la place de l’autre : c’est possible mais dans certaines limites car sa vie lui appartient. Nous ne sommes pas l’autre et il est difficile de ne pas projeter ses propres ressentis. Même avec des vécus proches, les émotions diffèrent. Chacun vit les évènements à sa façon, en fonction de son éducation, de son histoire personnelle, de son passé.
    Un des pièges de l’empathie est de ne s’écouter que soi-même en pensant écouter l’autre. Au delà du désir d’être dans l’empathie, la communication ne circule plus car en pensant comprendre l’autre, nous ne l’entendons plus. Pour s’entendre, il faut sortir de l’identification ou du fantasme d’être « pareils ».

 

C’est ce qu’arrivent à obtenir les psychothérapeutes par leurs analyses personnelles. Ils apprennent par la connaissance d’eux-mêmes, à ne pas se projeter en l’autre, à s’effacer eux-même et ainsi,  pouvoir être dans l’empathie.


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