Sans qu’ils en soient conscients, l’impact des secrets de famille suit les personnes toute leur vie. Transmis comme un héritage conscient ou inconscient, les secrets de famille sont liés à des loyautés familiales, religieuses, aux coutumes, aux traumatismes, au deuils non faits dans la famille… 

Les secrets de famille sont ressentis très précocement par une atmosphère, une attitude, une mimique, une tristesse, une messe basse ou un acte manqué.  Les enfants, même les bébés ressentent très tôt les émotions et les conflits intra-psychiques refoulés, de leurs mères.

Le secret de famille est une empreinte, un secret, une ombre déposée en chacun. Comme tout ressenti, le secret de famille reste inscrit dans la mémoire du corps et peut se révéler au cours de la vie.

Les secrets de familles se manifestent sous forme de symptômes, tels que des angoisses, des cauchemars récurrents, les troubles psychosomatiques, les accidents.

Anne Ancelin Schutzenberger, psychologue surtout connue du grand public par ses écrits sur la psychogénéalogie, avec son ouvrage « Aïe, mes aïeux » publié en 1993, parle de répétitions familiales, à des dates précises (accidents, décès, rêves, cauchemars…).

QU’EST CE QU’UN SECRET DE FAMILLE ?

Les secrets de familles sont des non-dits, des mensonges familiaux passés sous silence. Ils sont souvent basés sur des situations vécues comme honteuses (inceste, prisons, problèmes d’argent, infidélité, déportations, crimes de guerre,  naissances illégitimes, suicides, adoptions, les enfants morts, les maladies graves, les traumatismes…). Ils peuvent être connus d’une partie de la famille et cachés aux autres membres.

Les personnes qui créaient des non-dits le font souvent dans de bonnes intentions
« c’est pour protéger les enfants »

« pour éviter les commérages »

« pour protéger la famille».

Ce sont ces motifs qui ont empêché de nombreux déportés pendant la guerre, de révéler à leurs enfants ce qu’ils avaient vécu.

Cependant, ces non-dits, ce manque de mots créait des maux du corps ou du psychisme. Ils sont souvent à l’origine de troubles psychologiques ou éducatifs chez les descendants.

Mieux vaut parler des évènements traumatiques, même si c’est difficile, que de laisser s’installer un non-dit. Tout discours doit s’adapter à l’âge et au profil de la personne qui écoute.

Selon le psychiatre Cérulnik, parler des évènements familiaux permet de dépasser le pire et de faire preuve de résilience.

Il arrive également qu’un second traumatisme réveille et révèle un traumatisme familial plus ancien.

COMMENT SE REVELENT LES SECRETS DE FAMILLE ?

  • par un travail de psychogénéalogie, qui s’appuie sur l’arbre généalogique de trois générations familiales, les associations du patient et les recherches qu’il voudra bien faire. Les personnes sont souvent partagées entre le désir de savoir et le peur d’en savoir trop.
     
  • par un travail psychanalytique ou psychothérapeutique, lorsque les symptômes physiques ou psychiques, les répétitions, les actes manqués ou les accidents  deviennent trop encombrants
     
  • lors d’un deuil ou une recherche dans les papiers familiaux, les secrets peuvent refaire surface. Leurs révélations peuvent être destructrices lorsqu’elles touchent à l’intégrité de la famille mais libératrices lorsqu’elles  permettent à une personne de pouvoir dire ce qui lui pesait et qu’elle pensait devoir retenir.
     
  • les recherches sur l’origine de ses prénoms, peuvent être révélatrices. Il peut    avoir déjà été porté par un enfant non né ou décédé,  par un ancien amour ou un ancêtre mort d’une façon traumatisante…
     
  • L’hypnose permet de remonter dans l’histoire de la personne et de retrouver des secrets familiaux inconscients
     
  • La thérapie de groupe par le psychodrame, aide la mémoire du corps à pouvoir s’exprimer verbalement.

Réalisation & référencement Simplébo

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