Psychothérapie

Les troubles obsessionnels compulsifs font partie des troubles anxieux. Ils peuvent se manifester sous différentes formes telles que :

  • des lavages répétés des mains
  • la peur des microbes et de la contamination, ce qui empêche de serrer des mains
  • des comptages mentaux incessants
  • des rituels de désinfections de son intérieur
  • le lavage et relavage de linge
  • le rangement des étagères
  • ou la vérification de la fermeture des portes, gestes ou formulations intérieures pour conjurer des sorts
  • des pensées intrusives de violences ou sexuelles auxquelles la personne craint de céder…

Les troubles surviennent pour des causes qui peuvent être anodines ou, au contraire, traumatiques. Ils sont très en lien avec la culpabilité.

Ces compulsions qui commencent souvent à l’adolescence et peuvent se poursuivre dans la vie adulte sont angoissantes, insurmontables et même invalidantes quand trop présentes. Ainsi monsieur X, enseignant ne peut plus travailler car son champ mental est envahi de séries de chiffres qu’il s’oblige à répéter incessamment ou bien madame Y n’arrive pas à quitter son appartement le matin car elle est engluée dans des rites de vérifications. Si ces personnes n’effectuent pas leurs rites, elles angoissent à l’idée que les TOCS ne reviennent.

Ces personnes sont en souffrance car, bien qu’elles aient conscience de l’absurdité de leurs compulsions, elles n’arrivent pas à les dominer. Elles se souviennent d’avoir vérifié la fermeture de leur porte, mais une très forte angoisse surgit qui les oblige à recommencer. Une fois ce geste effectué, le niveau d’angoisse qui semblait apaisé remonte à nouveau… et devient une obsession.

COMMENT DOIT SE COMPORTER L ‘ENTOURAGE ?

Il est très pénible et douloureux pour l’entourage de constater l’angoisse de la personne en souffrance. Ils l’observent dans sa soumission aux TOCS. Comment réagir quand on voit que sa fille ne pas plus aller à l’école car elle passe sa journée à prendre des douches ou à se laver les mains ? L’entourage se sent démuni, il ne sait comment l’aider d’autant plus qu’elle s’énerve ou devient agressive si on l’oblige à cesser ses compulsions ou si l’on intervient dans ses rituels.
Le meilleur des comportements à adopter est de ne pas tenir compte des rituels et de continuer à vivre le plus normalement possible. Sinon, c’est toute la famille qui est entrainée et qui vit au rythme de la pathologie. Ne vous empêchez pas de sortir ou de faire ce que vous avez à faire. Vous occuper de ses symptômes vous rendra tout aussi esclave qu’elle est elle-même et amplifiera encore les troubles anxieux qui se logeront au centre de la famille.

Bien sûr, il est important de l’encourager à se faire suivre en lui indiquant que ces comportements ne sont pas honteux mais qu’ils relèvent de la maladie et qu’ils sont soignables.

COMMENT TRAITER LES TOCS :

Une prise en charge psychothérapeute est essentielle pour retrouver les origines de ces symptômes mais peut s’accompagner d’un traitement médicamenteux pour activer l’arrêt des troubles obsessionnels compulsifs et permettre à la personne de retrouver une vie sociale et professionnelle. Ces patients ont besoin d’un soutien psychologique, car les symptômes sont parfois accompagnés de signes dépressifs, de manifestations anxieuses ou d’addictions (cigarettes, alcool, boulimie, ...)

L’arrêt des TOCS peut se faire en plusieurs temps :

  • sous forme de rémission avec reprise possible des troubles à l’occasion de contrariétés ou d’événements générateurs d’angoisse
  • Il faudra un travail de psychothérapie en profondeur pour stopper totalement les symptômes et l’angoisse sous-jacente. 

L’HYPNOSE peut être une aide complémentaire à la psychothérapie.


Articles similaires

Réalisation & référencement Simplébo

Connexion