« Quand le premier amour devient le seul amour, c'est une belle vie. »
André Maurois , Lettres à l'inconnue (1956)

Dans les rêves de nombreux jeunes, le (la) premier partenaire est le reflet du prince charmant tant attendu.

Même si les temps ont changé, le mythe du prince charmant reste présent dans le fantasme de beaucoup. Peut-être par rapport aux contes qui ont bercé leur enfance : Blanche-Neige ou Cendrillon dont la vie s’éveille suite à un baiser.

Seul l’homme idéal rêvé, l’homme parfait peut les contenter. Avec le temps et les expériences, certaines renoncent à cette image idéale mais d’autres s’y accrochent et trouvent tous les hommes de leur réalité, fades et insatisfaisants… Elles entrent alors dans des shémas inconscients et répétitifs d’hommes indisponibles ou qui n’arrivent pas à s’engager.

D’autres encore, pensent que leur première rencontre est la bonne et elles investissent toute leur vie avec leur premier partenaire. 

QUAND VOTRE PREMIER PARTENAIRE EST L’HOMME DE VOTRE VIE :

Il peut être surprenant de voir, que certaines personnes entrent en couple avec leur premier amour ou leur premier amant. Ils se sont rencontrés très jeunes, souvent au lycée et se sont aimés alors qu’ils n’avaient que treize ou quatorze ans. Ils n’avaient jamais eu d’expériences sexuelles préalables, ce qui les mettait à égalité et les rassuraient pour « leur première fois ».

Peut-être répétaient ils ce qu’avaient vécus leurs parents ou leurs grands parents alors que les mœurs ont changées ? D’ailleurs certaines personnes qui vivent avec leur premier amour, ressentent au bout de quelques temps, une certaine gêne à le dire, de peur d’être confrontées à des préjugés.

Il arrive également, que pour une femme, l’image du prince charmant corresponde à « leur premier amour idéalisé », c’est à dire leur père. Ce shéma se comprend au travers de leur choix qui correspond ou au contraire s’oppose totalement à l’image de leur père.

En s’accrochant à leur premier amour,  elles répondent à un fantasme de réparation en se sentant désirable pour un homme. Du fait de la présence de leur mère et des interdits oedipiens, elles ne l’ont pas toujours ressenti d’intérêt de la part de leur père.

Volontairement, les jeunes amoureux arrivent à résister à des tentations que peuvent leur offrir leur vie professionnelle ou relationnelle. La peur de trahir le couple ne se fait pas toujours sans frustration. Ce peut-être la source d’agressivité, de fantasmes refoulés ou de reproches incompris. D’autres préfèrent se dire et se persuader, qu’ils ne sont pas intéressés par une relation extra-conjugale.

Pour d’autres encore, leurs convictions religieuses créaient des interdits sexuels. Elles ou ils ne se permettent pas, souvent par rapport à la pression familiale,  d’avoir des relations sexuelles hors mariage.

QU’EN EST-IL SEXUELLEMENT 

Après les débuts très passionnés et très sexualisés, il peut arriver qu’au bout de quelques années et une vie de famille, le désir s’estompe. Il est important alors de lutter contre une vie trop routinière en installant un nouveau rythme de vie (sorties, amis, loisirs personnels)…

Si la frustration se fait ressentir, il est essentiel de consulter un thérapeute de couple afin que se réinstalle la communication et l’intimité entre les deux partenaires.

Ce travail thérapeutique permettra également à chacun de regarder son compagnon autrement que comme le garçon ou la fille idéals tant attendu. Ils ont changé tous les deux et doivent s’accepter dans ce qu’ils sont devenus pour continuer à s’aimer. Sinon, le risque est l’instabilité du couple et la menace de l’infidélité.


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